Les noms de domaines sont au coeur du fonctionnement de l’Internet et de la navigation sur le Web. Ils font maintenant partie de notre culture. Le fameux triple www est partout et le .com est devenu une icone incontournable. Mais qu’est-ce que c’est exactement un nom de domaine ? À quoi ça sert ?
Un réseau de machines
Internet est un réseau mondial de millions d’ordinateurs qui communiquent entre eux grâce à un langage commun standardisé. Sur le réseau, chaque ordinateur est marqué d’un identifiant unique; son adresse IP. Cette adresse est un code composé de 4 positions de 1 à 3 chiffres chacune séparées par un point. Par exemple 74.210.170.16o est une adresse au format valide.
Une page Web est tout simplement un fichier informatique située sur un de ces ordinateurs connecté au réseau à quelque part dans le monde. Ce qui se passe en fait lorsque vous visitez une page Web c’est que vous demandez le fichier en question au bon ordinateur grace à son adresse. Celui-ci vous autorise à le télécharger et une fois sur votre propre disque dur, ce fichier est interprété par votre navigateur et rendu visible à l’écran.
L’expression populaire « aller sur le Web » est donc fausse. En fait, c’est le web qui vient à nous, page par page.
Des adresses pour les humains
Si les adresses IP sont parfaites pour les machines, en revanche ce n’est pas ce qu’il y a de plus intuitif pour les humains. Imaginez que pour accéder à ce blog vous deviez vous souvenir de son adresse IP ! C’est la raison pour laquelle le Système de Noms de Domaines a été inventé. Pour simplifier à l’extrème, on peut concevoir ce système comme un immense bottin téléphonique dans lequel les adresses IP de chaque ordinateurs présents sur le réseau est jumellée à un mot; son nom de domaine.
Ainsi, au moment de lancer votre navigateur à l’adresse www.domaineur.ca, ce système lui permet de trouver son chemin vers le bon ordinateur où résident les fichiers de ce blog et vous simplifie la tâche du même coup puisqu’il remplace son adresse IP par un mot intelligible.
Anatomie d’une nom de domaine
Essentiellement, un nom de domaine est composé de 2 parties distinctes:
- Le nom
- L’extension
Le nom doit être composé des caractères alphanumériques de a à z et de 0 à 9, à l’exception du tiret qui est aussi permis.
L’extension est un code de 2 à quatre lettres séparé du nom par un point. Domaineur.ca, par exemple, a une extension en .ca. Il existe une multitude d’extensions. Les plus connues sont bien sûr le .com, le .net et le .org qui furent les premières introduites dans le système. Chaque pays du monde s’est aussi vu attribué une extension spécifique. Le .ca par exemple est l’extension du Canada et le .fr celui de la france. Plus récemment, d’autres extensions ont été lancées avec plus ou moins de succès, tels le .info, le .biz, le .mobi, le .travel, le .asia, le .me entres autres.
Un projet est présentement en préparation qui permettrait d’enregistrer sa propre extension. Ainsi, si j’en avais les moyens (ce sera très dispendieux), je pourais par exemple me payer l’extension de mon choix comme supposons .blog. J’aurais ainsi le contrôle complet de l’extension .blog et l’enregistrement de tous les noms sous cette extension comme par exemple domaineur.blog, domaines.blog, etc, etc.
Qui est-ce qui décide ?
Le système de noms de domaines est régie à la base par ICANN, une entreprise américaine sans but lucratif qui a pour mission la coordination mondiale du système de noms de domaines. Chaque pays doit par ailleurs gérer et encadrer son extension. Au Canada, l’extension .ca est régie par le CIRA et en france, c’est AFNIC qui est gestionnaire.
La valeur de la rareté
Vous comprenez maintenant qu’un nom de domaine sert d’identifiant unique sur le réseau Internet et qu’il permet aux internautes de trouver facilement les pages Web avec des noms intelligibles en guise d’adresses. Vous comprenez sûrement aussi que si un nom de domaine est unique, il y a automatiquement une rareté associé à son enregistrement. Cette rareté est à la base de la valeur des noms de domaines et a fait naitre le marché du domaining.
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